Un peu d'histoire ...

La pomme est l’un des fruits les plus connus et les plus consommés aujourd’hui. Et pour cause ! Son histoire remonte à très loin, puisqu’on considère que l’homme du néolithique consommait déjà les fruits du pommier il y a quelques quatre-vingt millions d’années

La pomme, dont on retrouve les traces les plus anciennes dans les régions d’Asie Centrale, a voyagé pour arriver en Chine il y a 3 000 ans. Les marchands de l’époque ne s’y trompèrent pas, et le fruit suivit la Route de la Soie jusqu’en Grèce.

C’est à partir de l’époque Gréco-romaine que les hommes ont commencé à cultiver la pomme. Théophraste, philosophe Grec, répertorie 6 variétés de pommes, et Homère les cite à son tour dans l’Odyssée sous le terme de « beaux fruits ». Les Romains, également consommateurs de pommes, distinguent quant à eux 37 variétés. En étendant leur Empire, ils participent grandement à la propagation de la culture du pommier en Europe.

Entre 768 et 814, un fermier avisé nommé Charlemagne, ordonne que chaque métairie possède des pommiers de différentes espèces pour pouvoir faire du cidre, ce qui favorise également, selon lui, la bonne exploitation des terres.

Au Moyen-Age, ce sont les moines, ayant préservé un peu du savoir des Romains, qui cultivent les pommes dans les monastères. Le fruit est alors consommé en soupe, et sert de base pour les onguents cicatrisants ; le mot « pommade » vient d’ailleurs de « pomme », puisque ce fruit possède des vertus adoucissantes et cicatrisantes.

Au 16ème siècle, la pomme devient une science, connue sous le nom de pomologie. On dénombre alors plus de 100 variétés de pommes rien qu’en France. La pomme est alors cultivée pour ses bienfaits, tant culinaires que curatifs. 

Dans les années 1620, les colonisateurs introduisirent la pomme sur le territoire américain : le fruit est alors répandu à travers le monde.

Le roi Louis XIV lui-même demanda à Jean de la Quintinie, architecte du jardin de Versailles, d’intégrer des pommiers à son œuvre : en cordons, en quenouilles et en espaliers.

Ce n’est qu’au 19ème siècle que la pomme connaît un essor grandiose. Les pépiniéristes s’y intéressent, et comptent 527 variétés, répertoriées dans le dictionnaire d’André Leroy. Petit à petit, les pommiers sont croisés, mutés et greffés, pour créer de nouvelles variétés, plus savoureuses et plus résistantes.

Aujourd’hui, il existe plus de 6 000 variétés de pommes, à croquer ou à cuisiner !